Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant.

    Aujourd’hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ?

   Delirium, livre 2, ou Pandemonium en VO. Je l’ai terminé il y a quelques minutes, et j’ai une boule qui me compresse le coeur et le ventre… Un an. Il va falloir attendre un an pour avoir le troisième tome entre les mains. Autant vous dire que, comme pour le premier tome, il s’agit d’un GROS coup de cœur.

   J’ai envie de pleurer, mais je ne pleure pas car je suis sous le choc (mais je sais de quoi sera constituée ma soirée… sauf si je me plonge directement dans un autre livre pour me changer les idées, mais je ne suis même pas sure que ça marcherai.) Je sais, je vous raconte ma vie, mais je suis dans un de ces états… Seuls deux livres ont réussis à me mettre dans un état pareil. Delirium 1, et Delirium 2. Ça vous donne une idée ce que je veux dire :p

   La plume de Lauren Oliver est toujours aussi marquante, magnifique (voir même plus!) Elle décrit les sentiments avec des mots vraiment magiques, touchants. En lisant, je me suis réellement rendue compte du pouvoir que les mots peuvent avoir, de la magie qu’ils peuvent apporter. Je souffrais avec Lena. Je vivais avec elle ses sentiments, qui ne sont pas joyeux. Certains passages sont magnifiques, émouvants, les mots sont choisis avec une telle justesse… rien n’est en trop et rien ne manque, c’est parfait <3. Cette auteur a un véritable don! Inutile de vous dire qu’on ne voit pas défiler les pages…
 
   Ce tome est différent du précédent, mais garde un même fil rouge : Lena évolue encore et toujours. Elle traverse des épreuves qui ne peuvent que la changer définitivement. La société a changé : ils admettent maintenant l’existence de ceux qu’ils nomment les Invalides. Ces derniers sont de plus en plus nombreux, et la révolte lance de plus en plus d’actions. C’est ce qui différencie cet opus du précédent : le premier était plus centré sur Lena, ce qu’elle ressentait, les sentiments qu’elle découvrait, la société… Dans le second, nous découvrons la face caché de la pièce : la Nature, la survie de ses habitants, la guerre qui commence… Il y a beaucoup plus d’action, on parle ici de véritables combattants.

   L’histoire est divisée en deux parties : Avant, et Maintenant. A chaque chapitre, nous alternons entre les deux. Ce système est à la fois frustrant et superbement construit, original, j’ai adoré! Avant, c’est la vie de Lena dans la Nature, ou plutôt sa survie. Maintenant, c’est la vie de Lena, membre de la révolte, infiltrée dans la société pour espionner l’ ASAPD (Association Pour Une Amérique Sans Delirium).

   Avec le monde extérieur à la société, nous découvrons également de nouveaux personnages : Raven, Tack, Blue, Sarah, Hunter, Julian et d’autres encore. Les personnages du premier tome ne sont pas présents, si ce n’est de temps à autre dans l’esprit de Lena, qui évite d’y penser. On apprend à connaître chacun des personnages et à les apprécier, même si les anciens, comme Hana et Grâce, m’ont manqué tout comme ils lui manquaient à elle…

   Le ton est sombre, l’ambiance pesante et terriblement triste. Lauren Oliver a révélé dans un interview qu’on ne saurait ce qu’il est advenu d’Alex que dans les dernières lignes du tome 2. J’ai attendu ces lignes avec énormément d’impatience, mais je n’ai pas lu la dernière page (certains n’ont pas pu attendre lol). Cette attente fait encore monter la tension, et quand je suis finalement arrivée à ces lignes… Je m’y attendais et pourtant, elles étaient tellement bien écrites, les sentiments tellement profonds, que je suis restée bouche bée avec une seule envie, sauter par la fenêtre. Je suis toujours dans le même état même après y avoir réfléchi, en avoir parlé, avoir écrit la chronique… non je n’exagère pas je vous le jure, même si je suis sans doute vraiment atteinte 😉

   Je suis partagée entre deux idées à la fin de cette chronique : vous conseiller de le lire absolument, ou vous dire d’attendre la sortie du tome 3, Requiem. L’attente est trop longue, trop horrible. Cette saga est une perle, du genre qui ne peut pas laisser insensible. Je vous mets d’ailleurs un petit extrait, pour vous illustrer les nombreux passages dont je vous parle ci dessus. Ne vous inquiétez pas, le passage ne contient pas de spoilers, vous pouvez le lire sans soucis. Bonne lecture à tous <3

« Le chagrin est une noyade, un ensevelissement. Je m’enfonce dans une eau couleur de terre retournée. Chaque respiration m’étouffe. Il n’y a ni rebord ni paroi où  planter les ongles. Rien d’autre à faire que lâcher prise.
Lâcher prise. S’abandonner au poids qui  pèse sur tout mon corps et me comprime les poumons. Se laisser aller vers le fond. Il n’y a pas d’autre destination. Il n’y a que le goût du métal, l’écho du passé et des jours qui ressemblent aux ténèbres. »
(Lauren Oliver, Delirium – Livre 2, p54)